Emilie BARRUCAND

 Ethnologue, Directrice de l’association Wayanga

Coordinatrice du projet « Renforcement de la culture Paresi »

Ethnologue engagée française, Emilie Barrucand est fondatrice de l’association Wayanga qui soutient les populations autochtones pour le respect de leurs droits et la préservation de leurs cultures et de leur habitat. Touchée par les problèmes rencontrés par les populations autochtones du Brésil et en réponse à leur souhait d’obtenir son soutien, et notamment à celui du grand chef Kayapo RAONI avec lequel elle travaille, elle a créé Wayanga en 2002.

le chef Raoni et Emilie

Le chef Raoni et Emilie

Elle œuvre et travaille depuis plus de 12 ans auprès de différentes communautés et associations autochtones d’Amazonie. Elle les aide à rédiger et à mettre en place des projets pour la préservation de leurs cultures, la défense de leurs droits et de leurs terres. Pour cela, elle a passé depuis ces 12 dernières années, trois à six mois par an, en Amazonie, auprès des Indiens Kayapo et séjourne régulièrement chez les Indiens Paresi. Elle est amenée également à se rendre chez d’autres peuples, comme les Indiens Irantxe, Bororo, Juruna, Ashaninka, Kuikuro, Kalapalo…

En Europe, elle s’entretient régulièrement avec les politiques (OIT, Haut Commissariat aux Droits de l’Homme de l’ONU…) et avec des ONG d’action mondiale, sur les problèmes auxquels font face les populations autochtones. A ce titre, elle est régulièrement sollicitée pour intervenir lors de colloques et de conférences:

  • Sommet Mondial sur le Développement durable (Rio+10),à Johannesburg;
  • Congrés « L’eau et les Savoir Traditionnels » de la Fondation Denis Guichard,
  • « Les Mardis de l’Environnement », organisés par la Fondation Ricard, Conférence donnée lors du Planetum Sénat, au Sénat à Paris
  • Conférence-débat avec la Fondation France Liberté, lors du Festival « Champ des Villes, L’eau » à Paris (mars 2003)
  • Conférence donné au Grand Kurssal de Besançon (2010)
  • Participation aux « Ateliers de la Terre », à Courchevelle
  • Conférence « Amazonie en sursis – Et lorsqu’il sera trop tard ? » avec Amnesty International, Greenpeace et le soutien de la Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l’Homme…

Elle anime aussi des ateliers pédagogiques à destination des enfants, visant à les sensibiliser à l’importance de protéger l’environnement, au rôle que les populations autochtones tiennent à cet égard et à la nécessité de respecter les diversités culturelles. Elle a mis en place avec la ville de Besançon (*) un programme pédagogique novateur à destination des enfants de la ville pour les sensibiliser à ces sujets.

(*)ville exemplaire en matière de développement durable et en politique sociale (élue première ville verte de France (97, 99, 2001), 1ère régie publique certifiée sur sa gestion durable du cycle urbain de l’eau (2007), élue « Ville amie des enfants » par l’ UNICEF (2005)…)

Elle travaille également en tant que consultante pour des projets mettant en valeur le rôle des peuples autochtones comme protecteurs de l’environnement et les menaces qui pèsent sur eux et la forêt amazonienne: « Ushuaïa Nature » (TF1) avec Nicolas Hulot, « Faut pas Rêver » (France 3) présenté par Laurent Bignolas…

Elle a publié en 2005 un livre intitulé « Wayanga : Amazonie en Sursis », aux Editions du Cherche-Midi.

Elle a participé à la rédaction de « L’eau, notre bien commun », sous la direction de l’association L’eau est le pont. Ouvrage pédagogique destiné aux enseignants et élèves de collèges et lycées ainsi qu’aux personnes impliquées dans la gestion de l’eau. Elle y a présenté la relation que les populations amérindiennes entretiennent avec l’eau.

Elle est également auteur du documentaire « Parmi les Hommes-Amazonie », diffusé par France Ô, au mois de Juillet 2013. Elle y présente la lutte des Indiens Paresi pour la préservation de leur culture et la déforestation au Brésil.

Emilie Barrucand a suivi ses études d’anthropologie à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, à Paris, sous la direction de l’éminent Philippe Descola, Professeur au Collège de France, directeur du Laboratoire d’Anthropologie Sociale.

Sa démarche pour la défense des droits de l’homme et la protection de l’environnement a été honorée à quatre reprises. Emilie Barrucand remportait en 2001 : – Le Prix Défi Jeune du Ministère de la Jeunesse et des Sports, – Les Bourses de l’Aventure de la Mairie de Paris, – Les Bourses Créavenir.

Au mois de juin 2008, au Sénat, lors du Planetum Sénat:

– « le Prix Conscience », -décerné cette année aux « Peuples Premiers »- lui a été remis symboliquement pour le combat qu’elle mène pour leur protection. Prix remis les années précédentes à des personnalités comme Hubert Reeves (2007), Yves Coppens, Jacques Perrin,…

Elle est aussi:

– Lauréate du Prix Lamissbio 2010: qui l’a élue femme française 2010 représentante d’un mode de vie sain et durable.


                                               Emilie Barrucand avec le chef Beko Metuktire

« Les Indiens Paresi protègent un territoire dont la superficie est de 1.118.918 d’hectares. Ils savent l’importance que le monde porte à l’Amazonie. Ils savent que les peuples autochtones sont considérés comme ses protecteurs. Les images satellitaires du Brésil le prouvent, la majorité des zones de forêt amazonienne préservées se trouvent en terres autochtones. Ces peuples sont les garants du plus grand régulateur climatique de la planète, la forêt amazonienne, et par conséquent les garants de votre avenir et de celui de vos enfants. Nous sommes tous concernés par leur sort ! »

                                                                                                                             Emilie Barrucand